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Alors que le PS votera contre le plan de relance, dont l’examen débute aujourd’hui à l’Assemblée, le rapporteur général du budget évoque la possibilité d’«une enveloppe supplémentaire d'un milliard d'euros» pour les ménages modestes.
Martine Aubry, première secrétaire du PS. (REUTERS)
L’examen du plan de relance de 26 milliards
d’euroso débute aujourd’hui à l’Assemblée. Mais les socialistes comptent bien voter contre. Et démonter ce plan: la première secrétaire du PS, Martine Aubry, juge qu’il n’est pas
«sérieux» et fait de la France «le mouton noir» de l’Europe.
Le plan de relance de Nicolas Sarkozy, «ce n’est pas 26 milliards sur deux ans, la vérité c’est que c’est 4 à 5 milliards d’argent nouveau, le reste est recyclé», a déclaré ce matin
Martine Aubry sur RTL. Il fallait «un plan global et massif qui marche sur deux pieds: la consommation et l’investissement», or «il n’y a rien sur la relance du pouvoir d’achat,
des salaires, des petites retraites ce qui aujourd’hui permettrait de relancer l’économie», sauf la prime pour les porteurs du RSA, a-t-elle ajouté.
Ce matin, dans le quotidien économique «Les Echos», Gilles Carrez, rapporteur général du budget à l'Assemblée, avance toutefois la possibilité d’«une enveloppe
supplémentaire d'un milliard d'euros pour valoriser le barème de la prime pour l'emploi, du Revenu de solidarité active et des allocations logement». «A moyen terme, il n'est pas exclu que nous
ayons besoin d'un volet complémentaire (au plan de relance), qui aura des bienfaits à la fois économiques et psychologiques sur les ménages les plus modestes», ajoute Gilles Carrez, sans
parler proprement dit de deuxième plan de relance.
Martine Aubry, elle, n’en démord pas. «Ce n’est pas sérieux quand l’Allemagne annonce 50 milliards de plan et que les pays qui nous entourent sont déjà - et nous regardent un peu comme des
moutons noirs - dans des relances à court terme, massives et marchant sur les deux pieds: consommation et investissement», a-t-elle dit.
La première secrétaire du PS indique que les
mesures du PS qu’elle présentera le 20 janvier constitueront un plan pour la consommation et l’investissement «massif et fort», avec en plus «des mesures structurelles»,
«un accompagnement des salariés licenciés» et des mesures «pour éviter les licenciements boursiers» qu’il faut, selon elle, «rendre plus coûteux».
Hier, après l’annonce par Jean-Marc Ayrault, patron des députés socialistes, de leur intention de ne pas voter le plan de relance, l’UMP a reproché au PS sa «logique de destruction». «En
espérant se refaire une santé sur le dos des Français en faisant le calcul, comme il l’a officiellement déclaré, qu’une crise politique succèdera à la crise économique et financière (…),
aujourd’hui le Parti Socialiste se laisse aller aux petits calculs politiciens, là où les Français seraient en droit d’attendre une action allant dans le sens de l’intérêt général», écrit
l’un des porte-parole du parti majoritaire, Frédéric Lefebvre.
Liberation.fr (avec source AFP)